BHNS

QU’EST-CE QU’UN BUS À HAUT NIVEAU DE SERVICE (BHNS) ?

Le « Bus à Haut Niveau de Service », ou « BHNS », c’est bien plus qu’un véhicule,  contrairement à ce que son nom laisse imaginer : c’est tout un système. Introduit depuis plusieurs années déjà, ce concept connait de nombreux cas d’application dans différents pays, en particulier en France.


C’est le principe du tram (véhicule sur rail) appliqué à un véhicule sur pneu, avec une ligne et des véhicules qui  présentent une identité propre.

En outre, comme pour un tram, des parcs relais – P+R – sont proposés à l’extrémité de la ligne ainsi qu’aux carrefours stratégiques le long de son parcours.


Comparé au tram, l’avantage principal est son prix. Il coûte en effet deux fois moins cher. C’est une solution très  intéressante lorsqu’il s’agit de mettre en place un transport public structurant, attractif et présentant une capacité importante, toutefois  inférieure à celle d’un tram.


Les villes qui en développent lui donnent souvent un nom. A Nantes, c’est le «busway », à Marseille le « métrobus », à Aix-en-Provence l’ « Aix-press »… Une réflexion est actuellement en cours au sein du TEC pour définir une appellation qui serait commune aux différents BHNS appelés à apparaître dans les
agglomérations wallonnes, dans le cadre de la vision FAST du Gouvernement wallon  évoquée précédemment.

BHNS

Comme vous avez pu le lire
dans la presse, le dossier du Boulevard Urbain de du
BHNS (bus à haut niveau de service)
fait de nouveau parler de lui.

Ce dossier important concerne
fortement Loverval et la mobilité dans nos quartiers et sur la N5.

Le magazine communal de Charleroi annonce la tenue de 2 réunions préalables d’information qui se tiendront le 18 septembre à 19h30 au centre culturel de Mont-sur-Marchienne, et le 20 septembre à 19h30 au centre social de délassement de Marcinelle, avant l’ouverture de la procédure officielle d’enquête publique en octobre.

Il y a cependant des
informations contradictoires sur les heures. Après renseignements pris auprès
de Office des transports wallons celles-ci débuteraient à 19h30.

Un toute-boîtes devrait être distribué dans le courant de la semaine prochaine.

Venez nombreux écouter cette présentation et poser toutes
les questions et remarques sur ce projet.

Au plaisir de vous revoir

Letizia Corona-Piret

Article publié dans « La Libre » ce 2/9/2019

Quatre ans pour mettre en place le bus à haut niveau de service (BHNS).

À Charleroi, c’est l’autre sujet de la rentrée,
avec le scandale de l’ISPPC : le bus à haut niveau de service (BHNS) veut
relever le challenge d’une nouvelle mobilité à l’entrée sud de la métropole.

Dans son magazine de septembre/octobre distribué ce
week-end en toutes-boîtes, la Ville y consacre un dossier. Le BHNS, ce sont ces
bus confortables et modernes, électriques donc écologiques et silencieux,
équipés du wi-fi : quand c’est possible, ils évoluent sur des bandes de circulation
qui leur sont réservées, sont prioritaires sur les autres véhicules ainsi
qu’aux feux rouges.

Une ligne de 12 arrêts

À Charleroi, deux liaisons ont été identifiées par l’Opérateur
de Transport wallon, l’OTW, qui regroupe les cinq sociétés Tec. L’une sur l’axe
de la N5 d’une longueur de 5,6 km, entre le rond-point Tirou et Ma Campagne à
Gerpinnes, avec une extension prévue ultérieurement jusqu’au Bultia.

Cette ligne comptera 12 arrêts dans chaque sens et un au
terminus. Les départs seront cadencés toutes les 10 minutes, avec un temps de
trajet de 17 minutes. La liaison comptera 75 % de sites propres, soit 3,75 km
vers le centre-ville et 4,5 km vers Ma Campagne. Le BHNS de la RN53 via
l’avenue Pastur en direction de Bomerée développera 5,35 km, depuis la rue de
la Villette, 14 arrêts dans chaque sens soit un tous les 400 mètres. Là aussi,
six départs toutes les heures, un temps de trajet de 13 minutes et 43 % de site
propre, 1,44 km vers Charleroi et 2,53 km à destination de Bomerée. Les voiries
doivent être entièrement réaménagées, de façade à façade.

Pour renforcer l’attractivité de ce mode de transport, des
parkings relais seront créés : sur l’axe de la N5, une aire de 370 emplacements
à hauteur du rond-point de Couillet et une autre de 200 places à Ma Campagne.
Sur l’avenue Pastur et la RN53, il y aura 150 places proches du R3, 80 autres à
Bomerée et une vingtaine rue de l’Eau d’Heure.

Environ 3 ans de travaux

En voirie, la réduction de la capacité de parking sur les deux
axes est à l’ordre du jour : quant au sens interdit de la discorde au pied de
l’avenue Pastur, il faudra attendre les réunions préalables d’information pour
en savoir davantage : elles se tiendront le 18 septembre à 19 h au centre
culturel de Mont-sur-Marchienne, et le 20 septembre au centre social de
délassement de Marcinelle, avant l’ouverture de la procédure officielle
d’enquête publique en octobre.

Charleroi dit vouloir favoriser la participation citoyenne et la
concertation avec les riverains et commerçants pour « intégrer au
mieux le projet dans l’environnement local »
. L’objectif est d’aboutir
à un tracé définitif afin de lancer le chantier en 2021 : les travaux
s’étaleront sur 3 ans, jusqu’en 2024.

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