3-ZONES HUMIDES

3-ZONES HUMIDES

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Qu’entend-on par zone humide ?

 

« De manière générale, les zones humides sont des bords de cours d’eau, des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est statique ou courante. » (Arrêté de l’Exécutif régional Wallon du 8 juin 1989)

On parle aussi de zones où la nappe phréatique est suffisamment proche de la surface pour modifier la végétation qui y pousse.

 

La diminution de ces zones humides est un constat, mais les causes sont multiples car le manque de connaissance et leur mauvaise réputation font de ces endroits des zones menacées par l’action de l’homme (urbanisation, agriculture, intensive, artificialisation des cours d’eau, etc.), le reboisement naturel, le climat et d’autres facteurs. Cependant, lorsque la valeur écologique et scientifique d’une zone humide est reconnue par le Gouvernement, on parle alors de zone humide d’intérêt biologique, ce statut lui offre une protection.

 

Quels sont les services rendus par une zone humide ?

 

1.Les zones humides sont importantes pour la conservation de la biodiversité car :

•Elles abritent des espèces (oiseaux, amphibiens, insectes, mammifères, ...) spécifiques à ces habitats en leur fournissant des aliments, un lieu de reproduction et un refuge. Ces espèces peuvent être rares et protégées.

•Elles constituent un élément du maillage écologique (permet d’éviter l’isolement d’une population et donc un meilleur brassage génétique).

 

2.Les zones humides jouent un rôle dans la gestion de l’eau :

•Elles régulent les régimes hydrologiques, comme une éponge, elles absorbent momentanément l'excès d'eau de pluie pour le restituer progressivement lors des périodes de sécheresse. En bord de rivières, elles atténuent donc les crues constituant un moyen de lutte contre les inondations. La tendance actuelle au niveau des gestionnaires de cours d’eau est donc de préserver ces zones.

•Elles favorisent l’infiltration vers les nappes souterraines.

•Elles contribuent au maintien et à l’amélioration de la qualité de l’eau car elles jouent un rôle de filtre physique (dépôts de sédiments, piégeage d’éléments toxiques, etc.) et de filtre biologique (en assimilant les nitrates par les racines).

 

3.Les zones humides contribuent à atténuer les changements climatiques :

•Grâce à la photosynthèse de la végétation, les zones humides piègent 30 % du carbone dans les sols.

 

Quelles sont les espèces végétales rencontrées ?

 

Un certain nombre d'espèces végétales apprécient les suintements d'eau et donc poussent à proximité des cours d'eau ou de suintement de la nappe phréatique. Nous pouvons donc retrouver la dorine (à feuilles opposées et à feuilles alternes) et la prêle des bois.

Nous croiserons aussi des plantes aquatiques telles que la cardamine, le cresson de fontaine, la véronique, le cresson de cheval.

Le long du cours d'eau, nous retrouvons comme espèce ligneuse l'aulne glutineux qui affectionne les milieux humides.

Au niveau des chemins, nous pouvons rencontrer des espèces des sentiers forestiers qui apprécient ce milieu semi-ouvert : lysimaque des bois, alliaire commune, lierre terrestre, géranium Herbe à Robert ...

 

 

Liens Utiles :

 

•Si vous constatez un remblai d’une zone humide, Natagora a rédigé une fiche (2015) pouvant vous guider dans les démarches à effectuer.

•Le Groupe d’action locale vous conseille si vous voulez restaurer ou créer une zone humide (mare naturelle).

•Le Pôle de Gestion Différenciée met également à votre disposition une liste non exhaustive d’organismes compétents pour les zones humides.

•Charleroi Nature, plus communément connue sous le nom de Chana, est une ASBL environnementale qui propose des animations dans le Bois du Prince.

•Un résumé de l’utilité des zones humides en vidéo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non loin de cette borne, vous pouvez également observer un méandre mort.

 

C'est un morceau du ruisseau où l'eau ne coule plus à cause d'une déviation. Ici, le phénomène s'est déroulé en 2015 dû à l'amoncellement de branchages suite à une tempête. Un bras mort ancien a été récupéré par le ruisseau pour un passage plus facile de l'eau.

Le site sera encore amené à évoluer au cours du temps et des contraintes naturelles.

On dit communément que la rivière fait son lit.

 

 

 

 

 

 

 

 

A la source du cours d’eau non classé que le caillebotis nous permet de traverser se trouvent deux mares intra-forestières situées dans le Bois du Prince de Marcinelle. En octobre 2013, Charleroi Nature asbl a, dans le cadre du PCDN (Plan Communal de Développement de la Nature), entamé des travaux de réhabilitation et d’aménagement, en collaboration avec le DNF, et la Régie Communale Autonome de Charleroi.

 

En effet, la forêt avait tendance, par un phénomène naturel, à reprendre ses droits et refermait dès lors la zone ouverte avec en corollaire un atterrissement/assèchement de la zone préjudiciable pour la flore et la faune inféodées à ce type de milieu.

 

Ces 2 mares étant un véritable vivier pour les batraciens et un magnifique outil de sensibilisation pour les associations locales, il était plus qu’opportun de réhabiliter le site.

 

Les travaux ont consisté en:

 

  • débardage d’un chablis avec un cheval de trait au niveau de la petite mare (09 octobre 2013)
  • curage de la grande mare à la mini-pelle (100m2 - 31 octobre 2013)
  • installation de panneaux didactiques
  • creusement dans la mare à nouveau envasée (07 décembre 2016)
  • prévu en 2019-2020 : abattage des ligneux à proximité, enlèvement de la matière organique accumulée, placement d’un caillebottis et de nouveaux panneaux didactiques

 

Création et gestion du site