CARNETS DE GUERRE 14-18

CARNETS DE GUERRE 14-18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 1er Août, Charleroi ressemble à une ville de garnison. Les casernes débordent. Une partie des troupes bivouaque dans la cour du Collège des Jésuites. Ces hommes-là assureront la défense des ponts de la Sambre et du canal Charleroi-Bruxelles, de même que la ligne de chemin de fer jusqu’Auvelais…..ce sont les Chasseurs à pied.

 

 

 

Notes annexes aux Chroniques de guerre 1914-1918 publiées dans le Petit Lovervalois (2002-2003)

 

Les 1er et 4ème Chasseurs à pied de Charleroi.

 

Perdu dans les pelouses de l’ancienne Plaine des Manœuvres, face à la caserne Trésignies de Charleroi, un petit monument rappelle le départ des troupes. Derrière le portrait du Roi Albert, une inscription gravée: « D’ici sont partis le 3 Août 1914 les 1er et 4ème Chasseurs à pied, régiments de Charleroi. 1566 des leurs sont morts pour la Belgique. »

 

Pour accéder au site du musée des Chasseurs à pied de Charleroi Caserne Trésignies cliquez ici :

 

La Garde Civique

 

La Garde Civique Les Bleus, avou l’tchapia à trois François …

 

….Les militaires partis, c’est à la garde Civique, qu’incombe la responsabilité du maintien de l’ordre et la surveillance des routes, ponts, voies de chemins de fer.

 

Finies, les parades dominicales et les exercices dans les bois de Loverval. Cette fois, c’est pour de vrai, et on allait voir ce qu’on allait voir !

 

Les gens simples regardent de haut ces « soldats du Mayeur », issus de la bourgeoisie commerçante de Charleroi et représentant l’ordre….d’une manière souvent très arrosée .

 

Du côté des compagnies, l’aspect festif des réunions n’est évidemment pas pour déplaire. L’uniforme, en tout cas, ne manque pas de panache et chaque compagnie rêve de ressembler à la prestigieuse Garde Royale « Marie-Henriette ».

 

Quand au chapeau dit « Trois-François », il doit son nom à un chapelier de Liège, Desfrançois, qui lança le chapeau à trois francs soi(xante). Si le calembour avait fait fortune, le chapelier également ! (sources : André Balériaux. Août 14 : de Sarajevo à Charleroi).

 

Les régiments de la Garde Civique en Belgique ( le Comte de Mérode, bourgmestre de Loverval et Sous-Lieutenant de réserve) : cliquez ici

 

Les journaux assurent les nouvelles du front

 

….Dans les quotidiens, les nouvelles sont encourageantes : nos 40.000 soldats belges sont vaillants et nos forts sont imprenables. Par ailleurs, la bravoure de nos régiments d’infanterie et d’artillerie est reconnue en Angleterre au moment où celle-ci se jette dans la bataille.

 

De Liège arrivent des « nouvelles » sensationnelles: l’ennemi recule. Quant aux rumeurs, elles vont bon train sur la « déroute » des troupes assaillantes. ….

 

 

 

Eclaireurs lancés à la découverte, les Uhlans étaient des patrouilleurs d’élite dont les missions étaient aussi dangereuses qu’innombrables. Chevauchant jusqu’à 30 ou 40 kms devant le gros des troupes, il leur appartient d’occuper symboliquement les maisons communales, de dynamiter les postes téléphoniques et télégraphiques, de préparer l’occupation des localités importantes et surtout de renseigner leur Quartier Général sur les mouvements des troupes qu’ils trouvent devant eux. Ce ne sont en général pas des ravageurs ivres comme va en amener l’infanterie. (…)Leurs officiers appartiennent tous à la noblesse et sont prêts à donner leur vie « au service de Sa Majesté ». D’une suprême élégance, monoclés et sanglés dans un splendide uniforme, ils se montrent souvent d’une suffisance grotesque.(…) (André Balériaux. Août 14 : de Sarajevo à Charleroi.)

 

Ce qui rassure, -et la nouvelle est sur toutes les lèvres- c’est que des cavaliers français* sont arrivés à Charleroi. Pas très nombreux, soit, mais qu’importe,….

 

Ils sont exténués et couverts de poussière, ces Dragons issus du Corps de Cavalerie Sordet, sillonnant la Belgique depuis 15 jours à la recherche de l’ennemi. (André Balériaux. Août 14 : de Sarajevo à Charleroi.)

 

 

Le Corps de cavalerie du général Sordet manœuvrait indépendamment de la 5ème Armée et recevait ses ordres directement du G.Q.G. A Charleroi, il s’est surtout localisé le 20 août derrière le canal Charleroi- Bruxelles dont il fait tenir les passages entre Gosselies et Seneffe.

 

….« La population se mit en quatre pour recevoir comme il convenait tous ces soldats épuisés par la marche, blancs de poussière, le visage ruisselant de transpiration, brûlé par les feux du soleil. (…) Les soldats ont rompu les rangs et se dispersent, entraînés par les habitants qui se les disputent. Au village, ce sera la fête. (…) On tuera des poules et des lapins, on entamera le jambon mis à place pour l’hiver. (…) »(Joseph Chot-La furie allemande dans l’Entre Sambre –et Meuse).

 

Le 20 Août, les routes de Couvin-Philippeville, Mariembourg-Walcourt, Philippeville-Charleroi et Philippeville-Dinant furent, dans toutes leurs longueurs, envahis par des multiples régiments français. Ceux-ci partent à toute allure vers le Nord. (…) Les 21 et 22, les renforts continuent d’affluer. « Encore 5 jours et nous serons 500.000 ! Dès lors seulement nous pourrons faire de la bonne besogne. » Me dit l’officier. Cinq jours !!! Mais les trouvera-t-on ces 5 jours ? …..(…)(Joseph Chot-La furie allemande dans l’Entre Sambre –et Meuse).

 

 

 

Sources :

 

Loverval, terre des Bois et des eaux. Ouvrage collectif des habitants de Loverval.1980

Août 14. De Sarajevo à Charleroi. André Baleriaux. 1994. Ed. Quorum.

La Bataille de Charleroi d’Août 1914. F.Raymond de la Castane.

La furie allemande dans l’Entre Sambre et Meuse. Joseph Chot. 1919. D.Hallet éditeur.

Charleroi. Août1914.Général J.Rouquerol. Payot Paris. 1932

 

 

 

mardi 17 août : Hanzinne- Hanzinelle- Gerpinnes :plusieurs régiments d’infanterie bretons arrivent. Troupes du 1ème corps de Reims et 4ème et 8ème Tirailleurs Algériens. 37ème division d’Afrique (général Comby) affecté au 10ème corps. (carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.4)

 

 

Le mercredi 19 août : arrivée à Somzée d'une compagnie de turcos et du 129ème de ligne. (cf.carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.4)

 

Le jeudi 20 Août, ils sont à Nalinnes et au Bultia où ils s’établissent.

 

200 soldats sous les ordres du capitaine Duranton ( qui sera tué le 22 à « La Justice » de Châtelet) retranchés dans les usines Solvay, protègent le Pont de Couillet. (Cf. Alfred Bolle-Coullet)

 

Le 20 Août : arrivée à Bouffioulx par la route d’Acoz du 39ème régiment d’infanterie précédée de quelques Dragons. (carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.4)

 

Le 3ème corps porte ses têtes de colonnes jusqu’à la ligne Villers-Poterie-Loverval. (Rouquerol p.135)

 

Le 21 août (vendredi), l'approche de l'ennemi est signalée. Arrivée des Français à Gozée. Par leur manœuvres de minage des ponts, ils coupent la dernière vague des réfugiés carolos. (Et notamment les Gaspart, habitant la route de Philippeville qui fuient les tirs d’obus le 22 Août. Des traces subsistent sur la façade de leur maison n°500).

 

Le 22 août( samedi) : A 10h les Allemands sont à Charleroi. Dès leur entrée, ils prennent des gens en otage comme bouclier humain. (…) Il n'y a plus de Français dans Charleroi. A 14h, on se croirait le soir tant le ciel de Charleroi est sombre. (Août 14. De Sarajevo à Charleroi. André Baleriaux. 1994)

 

Positions des forces Françaises et Allemandes dans l’entre Sambre et Meuse le 20 août 1914

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

A 13h30, Les Allemands arrivent au complet à Montignies. Fantassins, cavaliers, artilleurs, convois de vivre, de munitions, matériel de campagne, chariot d'ambulance se succèdent sans interruption. Ils franchissent le Pont de Sambre sans encombre. Ils ont 400 hommes en otage. Ceux-ci sont entourés d'une longue corde que doivent tenir tous ceux qui se trouvent à l'extérieur (…) On les masse sur le côté droit du pont afin d'empêcher les Français de le faire sauter. Jusque 17 h aucun coup de fusil n'est tiré. Entre 17 et 18h , les français postés dans les carrières Solvay se mettent à tirer un feu d'enfer. (Août 14. De Sarajevo à Charleroi. André Baleriaux. 1994)

 

Le 22 Août, (samedi) la bataille de Couillet-Loverval.

 

A Couillet: en tout début d'après midi, les Allemands atteignent Couillet. Leur avance s'effectue par les rue de Gilly, Major et Villers. La route de Châtelet est en feu depuis le déversoir jusqu'à la rue de Gilly. (Août 14. De Sarajevo à Charleroi. André Baleriaux. 1994)

 

Les Allemands s’engagèrent sur toutes les routes conduisant vers les Fiestaux et la route de Philippeville. Quelques centaines de Français, abrités derrière les murs de l’école de Couillet-Queue fauche t de leurs balles les premiers rangs. Aussitôt, les Allemands, comme de coutume, se font précéder de prisonniers civils, bouclier vivant que les Français ne veulent pas abattre et débouchent en masse sur la route de Philippeville, tandis sue d’autres prennent position aux Fiestaux. (carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.8)

 

 

Les Allemands du 74ème IR de réserve, maître du Pont de Montignies à 14h30, progresse dans la direction de Loverval. Immédiatement suivi par le 92è IR de réserve qui se glisse à sa droite, les deux régiments accolés contacteront les Français à La Queue et aux Fiestaux de Couillet (carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.8)

 

Ceux-ci ne leur opposeront qu’une résistance de retardement ne pouvant mettre en ligne que le 2ème bataillon du 39ème RI, deux compagnies du 5ème RI et des éléments disparates du 119ème RI . (Le Vieux Châtelet)

 

Des batteries de 75 installées sur les hauteurs de Couillet-Queue tirent sans discontinuer. L’état-Major allemand que commande le général von Bahrfeldt est installé aux Fiestaux et dirige le combat du sommet d’un échafaudage à l’endroit dit « Parentville ». (…) (Joseph Chot-La furie allemande dans l’Entre Sambre –et Meuse).

 

 

A Loverval, de 15h à 21h30 environ, 200 français adossés aux bois de Loverval dont la lisière domine le terrain, tiendront tête à plusieurs milliers d’Allemands soutenus par le feu de batterie installées sur les Sarts communaux et aux Fiestaux. : ils constituaient l’avant-garde d’un bataillon cantonné au hameau du Bultia et devant un feu d’artillerie à 800m. devenu trop meurtrier, ces quelques soldats durent abandonner leurs tranchées pour rejoindre le gros du bataillon par la route de Philippeville. (carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.8)

 

A 20 heures, le combat prend fin : les Allemands sont arrivés près des limites de Couillet mais n’osent s’aventurer dans les bois (ndlr : de Loverval). (…) 180 Français ont ainsi arrêtés pendant un demi-jour l’avance ennemie de toute une division. Ils laissèrent 89 morts sur le champ de bataille dont 9 seulement purent être identifiés et de nombreux blessés. Ce n’est qu’une poignée d’hommes qui purent rejoindre leur régiment à Nalinnes où la bataille reprit le lendemain.(Alfred Bolle-1968-Centenaire des Sociétés Royales Les Amis du Progrès et des Décorés.)

 

La 2ème batterie du 22ème d’artillerie, 16ème division, 3ème corps d’armée bivouaque sur les pelouses du château (ndrl : de Loverval) en bordure de la côte descendant à Charleroi. Vers 17h00, ils mettent en batterie près des usines de Couillet pour tirer sur une colonne allemande descendant vers la Sambre, venant de Namur et à 20h00, reçoivent le feu entre Loverval et Nalinnes. Régiment commandé par le Colonel Etienne, pionnier de l’aviation française, qui deviendra général. (Loverval, Terre des Bois et des Eaux p.82)

 

« Du côté de la 6e division, nous avions, dés le matin, perdu le pont de Marchienne. Tous les passages de Charleroi furent bientôt évacués par nos troupes. Le général Bloch avait reçu l'ordre de porter toutes ses réserves à droite, où le 3e Corps d'Armée devait préciser son effort. Or, l'ennemi débouchait de Châtelet. Toutes les troupes disponibles de la 5e division étant appelées à la contre-attaque, le général Bloch dirigea ses réserves sur Try-D'Haies et Bultia. Elles comprenaient six compagnies du 5e régiment d'infanterie, un bataillon du 239e et six compagnies du 119e. On apprit alors l'abandon de Loverval et l'échec de la contre-attaque.

 

Violemment attaqué à son tour, le front de la 6e division ne pouvait plus tenir devant un ennemi supérieur en nombre. Les réserves, rappelées en hâte à Sainte-Barbe, n'arrivaient pas. Tandis que le général Lavisse les cherchait à Bultia, il apprenait qu'elles avaient été lancées sur Chamborqneau et Bouffioulx, afin de dégager la 5e division. Il les voyait bientôt refluer en désordre, débordées par l'ennemi. Elles se repliaient bientôt sur Thy-1e- Château.

 

A 18 heures, le général Bloch rétrogradait, par ordre du Corps d'Armée, en direction de Nalinnes. »

 

« La bataille se propageait ainsi d'Est en Ouest ».

 

(Encyclopédie QUILLET 1920 "la grande guerre vue et racontée par ceux qui l'on vécu")

 

 

 

*Pour mieux comprendre : Régiments, compagnies, bataillons….

 

Corps d’armée : 40.000 hommes dont 30.000 combattants.120 trains. Dirigé par un Général 4*, comprend 2 divisions d’infanterie, 1 cavalerie, 1 artillerie de corps, 1 génie.

 

Division : 380 officiers, 15.000 hommes, 2.800 chevaux, 36 canons, 523 voitures, sur la route forme un convoi de 13.5kms de long. Régiment : 113 officiers, 3226 hommes de troupes. Bataillon : 4 compagnies. Compagnie : 210 soldats. 32 officiers du corps d’office (du capitaine aux caporaux), 2 tambours, 2 clairons, 1 infirmier, 4 brancardiers, 1 tailleur, 1 cordonnier, 1 cycliste, …Section : 65 fusils. Escouade : 15 fusils.

 

Le 23 août : Le Pays de Charleroi est en flammes.

 

Château de Parentville, Couillet : Des canons sont braqués sur Charleroi. Des civils qui ont fui Couillet, ses fusillades et ses incendies, racontent que des canons, placés sur des terrils, sont braqués sur Charleroi, « cette ville du diable qu’il faut anéantir » (Täglische Rundscheu, 17.10.1914). A 5h45, le bourgmestre Devreux, l’échevin Buisset, messieurs Dulait et Smeysters partent vers Montignies-sur-Sambre, le drapeau blanc accroché à la voiture. Leur périple à travers les bivouacs allemands les amène au château de Parentville à Couillet où l’accueil est très dur : « Vos civils ont tiré ! Pas de discussion ! » Le général Von Barthfeld accordera le silence des canons à des conditions que Charleroi devra toutes accepter. Un document est rédigé et signé. C’est le traité de Couillet.

 

Le traité de Couillet. 23 Août 1914.

 

Ce 23 Août 1914 a comparu le bourgmestre de la ville de Charleroi M. Devreux, devant le commandant de la 19ème division de réserve (Res. Div) qui fait les réquisitions suivantes :

 

La Ville de Charleroi a à fournir pour ce soir 23 août , 18 heures précises :

 

  • 120 tonnes d’avoine
  • 40 tonnes de pain
  • 20 tonnes de conserves et viandes fumées
  • 800 kilos de café
  • 800 kilos de sel
  • 100 kilos de sucre
  • 3 tonnes de benzine
  • 50 litres de glycérine

 

Tous ces articles sont à fournir sur des voitures attelées et doivent être rendus pour 6 heures de l’après-midi sur la place devant la mairie de Montignies-sur-Sambre.

 

Il y a à fournir

 

5 automobiles

 

toutes les armes et munitions qui se trouvent en possession des habitants, révolvers, poudres, etc…également sur la place de Montignies.

 

Enfin, la ville a à fournir, en cinq versements, la somme de 10 millions de francs, et le premier versement aujourd’hui 23 août, à 6 heures de l’après midi sera de deux millions en espèces ou en valeurs sûres ou lettres de change. Les paiements suivants, de même importance, avec intervalle de 16 à 20 jours. La réception de la somme aura lieu dans la mairie de Charleroi, jusqu’au paiement de toute la somme. Le bourgmestre et deux respectables citoyens de la ville seront gardés comme otage.

 

Lu et signé :

 

Von Bahrfeld

 

E.Devreux

 

 

Gardé en otage : Le général von Barhfeld donne l’ordre au lieutenant von Hanneken d’accompagner les délégués à Charleroi et de veiller à ce que l’argent soit recueilli en bonne et due forme et remis aux autorités allemandes. Monsieur Smeysters est gardé en otage. L’automobile du bourgmestre rentre lentement par la route de Gilly, encadrée de mitrailleuses et de civils : au nombre de 200, ceux-ci marchent derrière le véhicule : ils garantissent la sécurité du peloton du lieutenant von Hanneken.

 

L’après midi, Louis Smeysters, otage du général von Barhfeld, assiste au dépôt des armes réquisitionnées sur la place de Montignies.

 

Son périple lui permet de traverser les bivouacs allemands sur les places communales et les rangées de bataillons campant à Couillet-Queue avant l’offensive vers Tarciennes. Il croise par deux fois le groupe d’otages civils que l’infanterie allemande avait intercepté depuis Jumet et emmenait au devant des troupes à travers les fusillades lors de la traversée de Charleroi. Ce groupe de civils prisonniers, témoin des massacres et incendies de la ville par les Allemands, avait passé la nuit sur le pont de la Sambre à Montignies. (Stratégie de l’armée Allemande pour éviter que les Français qui avaient miné le pont ne le fassent sauter.)

 

D’après « L’invasion allemande au Pays de Charleroi ». A. Lemaire. Ed. Sobeli.Bruxelles.1930

 

 

Réquisitions : Sur la Place de Montignies, tout est contrôlé avec suspicion, certaines choses renvoyées quand elles ne correspondent pas exactement à ce qui a été demandé. Smeyers traduit les ordres des officiers : les marchandises seront déchargées pour contrôle, puis rechargées par les camionneurs carolorégiens, atterrés d’apprendre qu’ils feront partie du convoi, dans le sillage de l’infanterie. Personne ne le sait encore mais ils rentreront chez eux, sains et saufs, ….16 ou 17 jours plus tard.

 

Au fil des heures, alors que l’écho des combats résonne en direction des campagnes, la rumeur court que des grosses sommes d’argent ont été payées, que les tonnes de matériel réquisitionné ont pu faire face aux exigences des Allemands. Soulagement. La guerre s’éloigne.

 

Sources : André Balériaux Août 14. De Sarajevo à Charleroi. 1994. Ed. Quorum.

 

*Au front : ce que vivent les soldats lovervalois

 

Omer Coulon blessé est soigné à l’hôpital Océan du docteur Depage à La Panne. Pour tout savoir sur les centres de santé au front : réalisé par le Dr Loodt, le site des Médecins de la Grande Guerre

http://www.1914-1918.be/index.php

 

*Le front belge et les soldats de Loverval

 

Liste des combattants, appelés sous les drapeaux ou volontaires qui quittèrent Loverval pour servir leur pays.

 

  • Anciaux Jules
  • Blaimont Julien
  • Boulanger Arille
  • Capart Léon
  • Cauderlier Adhémar
  • Coulon Omer
  • Decamps Georges
  • Delmarche Adelin
  • De Mérode Louis
  • Dollen Maurice
  • Dufert Noël
  • Dumeunier Odon
  • Ficheroulle Joseph
  • Fontaine Albert
  • Godfurmont Fernand
  • Lambotte gaston
  • Lefrancq Arthur
  • Lengele Nestor
  • Linard Edgard
  • Marique Albert
  • Marquette Albert
  • Marsigny Pol
  • Martinet Herman
  • Matthissen Isidore
  • Mantanus Horace
  • Neuray Louis
  • Nicaise Arthur
  • Nicaise Victor
  • Peeters Adolphe
  • Potvin Serva
  • Preat Ernest
  • Schoevaerts Emile
  • Schoevaerts Werner
  • Stillemant Marcel
  • Volkaert Arnold
  • Warichet Jules
  • Weymers Alphonse
  • Wuillem Louis
  • Yerneaux Gustave

 

Tombés au Champ d’Honneur:

 

  • Blaimont Edmond
  • Fraipont Hubert
  • Hayet Maurice
  • Marta Gustave (Victor)

 

 

Les services de santé

 

Omer Coulon blessé en décembre 1916 est soigné au Camp du Ruchard. En mars 1917, blessé, évacué à l’hôpital Océan du docteur Depage à La Panne, puis à l’HM Virval à Calais.

 

Louis Wuillem, soigné au camp du Ruchard, puis à l’Hopital Militaire Jeanne d’Arc à Calais.

 

Werner Schoevaerts, brancardier pour l’Hôpital militaire du Camp de Beverloo.

 

Pour tout savoir sur les centres de santé au front :

 

 

 

Références bibliographiques des Chroniques de guerre 1914-1918 publiées dans le Petit Lovervalois (2002-2003)

 

1. Août 14

 

Loverval, terre des Bois et des eaux. Ouvrage collectif des habitants de Loverval.1980

Août 14. De Sarajevo à Charleroi. André Baleriaux. 1994. Ed. Quorum.

1876-1951. Collège du Sacré-Cœur à Charleroi. 1953.

La Belgique et la Guerre : tome1. La vie matérielle de la Belgique durant la guerre mondiale. G.Rency. Ed.Bertels. 1927

La Bataille de Charleroi d’Août 1914. F.Raymond de la Castane.

La furie allemande dans l’Entre Sambre et Meuse. Joseph Chot. 1919. D.Hallet éditeur.

Charleroi. Août1914.Général J.Rouquerol. Payot Paris. 1932

L’Armée Belge dans le Guerre Mondiale. Lt-Co. Tasnier et Maj.Van Overvstraeten. Ed. Henri Bretels. 1923

Notes d’Alfred Bolle sur Loverval.

Alfred Bolle. Histoire de Couillet. Centenaire des sociétés royales les Amis du Progrès et des Décorés. 1968.

Le Vieux Châtelet. 6ème annuaire. 1966. Après la bataille du 22 Août 1914. Richard Van Den Broeck. p.1.

Charleroi à cœur ouvert. Emile Lempereur. 1977. Duculot.

Nalinnes, village bien-aimé. Aperçu historique. Raymond Lebrun. Août 1914.p.205

2. quatre années de guerre

 

L’indépendant. Hebdomadaire carolorégien publié sous l’autorité allemande. 1916

Histoire de l’occupation allemande en Belgique. Georges Jouret. Imp. Du journal “La Province” Mons.

Charleroi à cœur ouvert. Emile Lempereur. 1977. Duculot.

La Belgique et la Guerre : tome1. La vie matérielle de la Belgique durant la guerre mondiale. G.Rency. Ed.Bertels. 1927

Le Vieux Châtelet 16ème annuaire. 1976. Den Kameraden. Marcel Nihoul.

Touring Club de Belgique. 1914-15-16-17

La Belgique et les Belges pendant la guerre. Commandant A. de Gerlache de Gomery. Paris. Éd. Berger-Levrault.

L’invasion allemande au Pays de Charleroi. A. Lemaire. Ed. Sobeli.Bruxelles.1930

3. Les soldats, localisation, parcours, témoignages

 

Le Front de Flandre. Jean Massart Coll. Touring Club de Belgique.1919.

La Comédie de Charleroi. Pierre Drieu la Rochelle. 1934. Coll.Folio

Paroles de Poilus. Coll. Librio

L’Armée Belge dans le Guerre Mondiale. Lt-Co. Tasnier et Maj.Van Overvstraeten. Ed. Henri Bretels. 1923

Souvenirs d’un fantassin du 2ème Chasseurs à pied. Campagne 1914-1918. Jules Blasse.Imp. du journal La Province. Mons.1925

 

 

Photos et illustrations des Chroniques :

 

Collections particulières : André Decamps, Josiane Tambour, Frédéric Dufert, Jean Wuillem,

 

Ouvrages : Collège du Sacré Cœur à Charleroi.

 

Editions Henri Bertels.

 

Cartes postales de Charleroi, Loverval : collections particulières.

 

 

Remerciements particuliers : Monsieur Paul Eloy de la bibliothèque de Loverval. Monsieur Willy Pourcel de la bibliothèque de l’UT à Charleroi. Jeanine Gliszczynsky pour son enthousiasme.

 

 

Rencontres, correspondances, coups de pouce, documents :

 

Jean Lacour, Germaine Moyen. Alain et Pierre Capart. Jean-Pierre Soenen, le Dr P.Loodt.

 

 

Bibliothèques, personnes ressources :

 

Bibliothèque de Loverval : Paul Eloy.

 

Bibliothèque Provinciale de l’UT à Charleroi: Willy Pourcel.

 

Centre de Documentation du Musée de l’Armée.

 

Coup de cœurs :

 

Mémoire de licence de Véronique Dauby, professeur d’Histoire à l’Institut Notre-Dame de Loverval : La représentation de la femme dans les affiches et les cartes postales de la Grande Guerre.

Les livres et le travail de mémoire de l’écrivain et traducteur Xavier Hanotte. http://www.bon-a-tirer.com/auteurs/hanotte.html

Le merveilleux site sur les services sanitaires au front du Dr Loodt :

http://www.1914-1918.be/

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